Les cursus en alternance sont actuellement très prisés des étudiants. Ces dernières années, cette insertion dans le monde professionnel sévit dès l’obtention d’un BTS et même bien avant. Si la pratique s’est perdurée, c’est qu’elle s’est révélée efficace. Toutefois, il est toujours important de soulever tous les aspects de ces études en apprentissage vis-à-vis de l’étudiant potentiellement, mais également à l’égard des grandes écoles et surtout au sein des entreprises qui engagent ce type de personnel. La question est : est-ce réellement bénéfique pour tous les partis concernés ?

L’étudiant en alternance, que des avantages, mais vigilance !

Faire ses études en apprentissage ou en alternance n’est pas donné à tout le monde. En effet, cet emploi du temps spécifique consistant à suivre des cours d’un côté et pratiquer une activité professionnelle appartenant généralement à la filière poursuivie demande une adresse organisationnelle exceptionnelle et une grande endurance. L’étudiant devra être apte à produire les mêmes efforts envers les deux organismes. Si c’est la seule partie assez corsée de se former en alternance, tous les points à évoquer sur cette pratique ne dégagent que des avantages pour l’apprenti. Ce dernier sera nettement avancé à l’opérationnel puisque les cours théoriques viendront se coupler à des pratiques réelles sur le terrain en entreprise. Par ailleurs, il pourra également financer une partie de ses frais de scolarité puisque le contrat d’apprentissage est rémunéré. Même si ce salaire est relativement faible, en obtenant finalement un diplôme supérieur, ses chances de trouver un emploi plus stable financièrement sont grandes. En conclusion, pour l’étudiant en alternance, la solution est professionnellement gagnante.

En entreprise, une gestion délicate des étudiants en apprentissage à prévoir

Vis-à-vis des entreprises, engager un étudiant en apprentissage constitue techniquement une charge autant opérationnelle que financière. En effet, ce personnel spécifique ne travaille qu’à mi-temps au sein de l’organisation, sachant que celle-ci ne peut le pénaliser ou le licencier faute de productivité, même si les procédures demeurent souples avec un contrat de professionnalisation au lieu d’un contrat d’apprentissage. Toutefois, l’entreprise pourra espérer qu’à l’obtention du diplôme convoité par l’apprenant, elle pourra s’engager avec lui sur le long terme avec un contrat de travail normal. Elle obtiendra ainsi un personnel très qualifié qui n’aura plus d’être dispensé d’une formation. Par ailleurs, les entreprises recrutant des étudiants bénéficient de soutien financier venant de l’État sous forme de primes et d’aides. Pour finalement peser le pour et le contre au sein des entreprises favorisant le recrutement d’étudiants en apprentissage, tout reposera sur l’organisation propre à chacune des firmes.

Un emploi du temps strict imposé par les écoles envers les étudiants en apprentissage

Les écoles proposant des cursus en apprentissage doivent entreprendre des mesures organisationnelles strictes envers ses étudiants. Elles sont les principaux leviers de réussite de ses étudiants se lançant dans ces formations rythmées. Pour ce faire, les établissements avancent des programmes spécifiques et adaptés à la situation des apprentis. Les cours sont souvent dispensés à distance via le téléenseignement. La fréquence des présences physiques devra être régulée, examens ou encore évaluations. En contrepartie, les écoles gagnent en taux d’occupation physique au sein de ses infrastructures et peuvent toucher en même temps des étudiants distants de leur emplacement géographique. Pour les universités, à en tirer une résolution rapide, les cours en apprentissage est un pas vers l’avant vers la digitalisation de l’enseignement supérieur, qui plus est, constitue une alternative très bénéfique.

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